Auto-sabotage et kinésiologie : lever les freins pour vivre mieux

Nous vivons tous plus ou moins dans des situations d’auto-sabotage, au point parfois que cela devient handicapant au quotidien. Désamorcer les conflits internes, lever les saboteurs... telle est la ressource-clé proposée par la kinésiologie. Pour retrouver liberté d’action et énergie dans nos projets.

Aujourd’hui, je voudrais vous parler d’un sujet qui est omniprésent autour de chacun de nous, et parfois même "en nous". Je voudrais évoquer un ennemi de l’intérieur, insidieux mais bien réel, qui ensable nos projets et nos engagements, avec constance et discrétion, pour nous permettre avec certitude de "ne pas aboutir". Cet ennemi s’appelle "auto-sabotage".

Et paradoxalement, ce type de mécanisme "destructeur" peut exister en chacun de nous, que nous soyons simple porteur d’un projet ou même professionnel de l’accompagnement à l’autre. Pour tout dire, j’y suis moi-même régulièrement "re-confrontée", le premier face-à-face avec cette tendance au détricotage de nos efforts tricoteurs n’étant en rien garantie de ne plus jamais voir le mécanisme se réinstaller.

Le plus difficile ? Sans aucun doute je dirai : VOIR.

Admettre qu’on est en train de tirer de toutes nos forces sur le frein à main, alors même qu’on a le sentiment de virevolter dans mille directions, et d’accomplir moult efforts, au prix d’une énergie colossale, est la chose la plus difficile qui soit.

Et que je me forme à ceci, et que j’envoie un mailing à plein de monde, et que j’initie des démarches pour formaliser mon projet, et que je commence à monter un dossier pour trouver le financement auprès d’une banque, et que je prenne contact avec une agence de voyage... Qu’il est cruel de constater, lorsque vient le temps de la lucidité, que tous ces efforts que l’on croyait porteurs d’un élan sont en fait, à leur façon, un paravent et l’expression d’une fuite en avant.

Comment se rendre compte, alors, du fait que l’on brasse du vent plutôt qu’on construit un pan de l’édifice ?

Je crois que le premier facteur est le temps. Retournez-vous, et regardez en arrière. Depuis combien de temps ce projet demande-t-il à voir le jour ? Depuis combien de mois, années, oeuvrez-vous à sa "sortie de terre" ? Même si le rythme de chacun est fonction de ce qu’il est (il y a les lièvres et il y a les tortues, c’est une réalité), il reste malgré tout vrai qu’au-delà d’un délai "raisonnable" on peut considérer qu’un projet qui n’avance pas pour "exister au grand jour", de façon concrète et ordonnée, est un projet qui risque bien plus d’être "prêt à couler" que "prêt à exister".

Ensuite, il y a les projets qui vivotent. Ceux-là ont passé le cap de la "sortie de terre", mais le frein à main fermement maintenu entretient un mode "survie" dans l’existence du projet : tout semble tourner au ralenti. Les clients viennent au compte-goutte, les commandes tombent de façon sporadique, les retombées tant attendues se font désirer, les écueils nouveaux semblent chaque jour plus nombreux...Souvent : on se retrouve avec juste de quoi payer les factures ou maintenir le projet "à flot", et encore. Et se profile, déjà, à l’horizon, le spectre du découragement...

Dans tous ces projets qui traînent, s’enlisent, se cherchent, il y a une constante que l’on pourrait nommer ainsi : le refus ou la peur de l’abondance. Parce que "oser se réaliser" au travers d’un projet, c’est courir "un risque". Celui de découvrir que l’on peut, que l’on "sait faire", que l’univers n’attendait que nous pour déployer ses richesses... Vertigineux, bien souvent.

Du sabotage à l’abondance : les écueils du développement personnel

Il existe de nombreuses options pour dénouer les schémas encombrants. Mais parmi celles-ci, j’en ai vu quelques-unes qui sont de nature à nous jouer des tours, notamment parce que le mental, souvent retors dans ces situations de sabotage, est le meilleur en matière de récupération. Ainsi, le "travail sur soi", tout seul, ou avec l’aide d’une méthode faisant une grande place à la réflexion, donne parfois des résultats étonnants et totalement à l’opposé de l’objectif recherché : on se retrouve dans une situation où toutes les expressions du saboteurs sont justifiées, rationalisées, pour être pleinement accueillies dans le schéma de fonctionnement dominant.

C’est ainsi que j’entends souvent des phrases du type : "mais je me respecte en faisant ce détour-là" (parce qu’on a bien compris que "se respecter" fait partie du chemin du développement personnel ! ) ou encore "je respecte mon rythme et ma personnalité en faisant ce choix-là" (parce qu’on a bien saisi l’importance d’être "pleinement soi" et de sortir des diktats du monde extérieur...)

Sauf que nous vivons tous dans un environnement auquel nous sommes reliés, et cet environnement a ses propres règles. Celui qui choisit de ne pas s’autoriser le chemin de la ligne droite parce qu’il croit "se respecter en faisant une courbe" envoie un message clair à son environnement, et à l’univers. Et ce message lui répond en écho : "OK tu n’es pas prêt à oser franchement émerger...alors tout se ralentit pour respecter ton choix...".

Celui qui argue de "son propre rythme" pour masquer un enlisement patent envoie également un message autour de lui : "je suis différent, vous ne pouvez pas comprendre"... Non, l’univers ne peut pas comprendre, parce qu’il est régit par ses propres lois. Et parmi elles, il y a les interactions entre les hommes, et le monde très concret de la réalité commerciale et commerçante : signifier dans ce monde-là "vous ne pouvez pas me comprendre", c’est aussi une manière de dire "nous ne traiterons pas ensemble car je refuse le chemin qui relie ceux qui font affaire", chemin qui exige un minimum de temps de "cheminer côte à côte", donc d’être dans le semblable et non le dissemblable.

Toutes ces "fausses excuses" peuvent être rassemblées sous le terme "phénomène de récupération". C’est le mental qui reprend à son compte les grands axes "vitrine" du bien-être et du développement personnel pour nous faire croire, en nous endormant, que nous progressons, alors que tout en nous s’organise pour tenir un siège et rester dans la stagnation, loin de l’abondance (financière et matérielle, notamment). C’est sur le même principe qu’on parle aujourd’hui à tort et à travers de "rester zen", alors que cette philosophie exigerait de nous bien plus que des mots.

Oser aller au-delà du connu, pour lever les freins

La kinésiologie, mon métier, est à ce jour l’outil le plus direct que j’ai rencontré pour aller explorer ces zones enchâssées dans nos peurs qui manœuvrent et sabotent nos projets à notre insu.

Seulement, là encore, il faut être prêt.

Parfois, on "voudrait bien essayer", mais dans notre for (fort !) intérieur, le siège est toujours en place, et les défenses levées et prêtes à riposter. Ce qui est défendu est bien trop sensible pour que le corps autorise, encore, l’abord de la citadelle interdite. Et la kinésiologie ne force rien : elle suit le mouvement de "ce qu’il est possible de faire émerger", pas à pas, pour ne jamais ébranler la structure de la personne.

Force est alors de constater que le phénomène de récupération peut alors s’en donner à cœur joie : "ça n’a pas marché", "cela ne fonctionne pas pour moi", "cette méthode ne me convient pas, j’y suis résistant"...

Je le disais dans un autre article dernièrement : avant l’heure, ce n’est pas l’heure... Chaque chose vient en son temps. Et démonter nos saboteurs est une démarche qui peut prendre du temps mais qui est toujours, in fine, payante. Parce qu’au-delà de la compréhension de ce qui nous interdisait d’habiter totalement nos possibles, dans le corps et dans l’esprit, il y a une énergie et un élan de vie formidables qui se déploient et nous projettent (enfin) vers le meilleur pour nous, vers l’harmonie avec l’environnement, et vers l’aboutissement de nos projets.

L’abondance n’est pas loin. Elle est juste derrière la porte.

Pour aller plus loin :

- Le livre fabuleux de Jacques Salomé à ce sujet : "A qui ferais-je de la peine si j’étais moi-même ?", aux éditions de l’Homme.

- Un site web nouvellement "sorti de terre" et de mes propres hésitations, proposant à ceux qui cherchent un accompagnement "projet" global une formule "accompagnement commercial", comme la réalisation de sites web : www. web-et-zen.com

Je vous souhaite une belle journée, dans la reliance avec tout ce qui vous entoure : puissent vos projets trouver leur écrin naturel dans le monde autour de vous tel qu’il est, en soulignant les couleurs et les talents qui sont les vôtres.

Gaëlle

mercredi 28 avril 2010 , par BERNY-kinesiologue

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Administratrice du site : Fanny Sylvestre

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