Les Mulgaradocks : tribu d’Océanie

Source de cet article : http://www.cfdrm.fr/

Force est de constater qu’il y a très peu de données en tout cas sur Internet qui reste actuellement l’essentiel de nos recherches. A l’heure où nous éditons cette page, elle est la seule au monde à parler des Mulgaradocks. Bien sûr si des ethnologues possèdent la moindre bribes d’information susceptible d’alimenter ce dossier, nous lui serons reconnaissant de nous l’a communiquer.

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Le Massage de Georges Berne

Notre travail est parti d’un ouvrage exhumé du fond d’archives du CFDRM intitulé Le Massage, édition 1894 du Dr. Georges Berne. Suite à son introduction Berne nous propose avec Dujardin-Beaumetz une chronologie historique du massage particulièrement intéressante et que nous tenterons de remonter progressivement.

Cette chronologie se constitue de 6 périodes dont la première dite primitive comporterait selon Berne "Tahiti. Mulgaradocks de la Nouvelle-Hollande. Ile Tonga. Sorcier africains.
Berne passe rapidement sur cette période, "sur lesquelles on ne peut avoir que des données trop incertaines. page 4" Par contre son jugement d’après constat manque quelque peu de mesure en considérant qu’ils : "pratiquent et ont pratiqués, comme tous les peuples sauvages, une sorte de massage, de friction n’ayant d’autre guide que leur instinct."
Ce n’est pas très scientifique et le manque d’information rend ce jugement un peu trop hâtif.

Voici la définition que nous propose l’exemplaire que possède l’Université du Michigan du "Dictionnaire mythologique universel, ou, Biographie mythique des dieux" _ De Eduard Adolf Jacobi, Thomas Bernard, Publié en 1854 par Firmin Didot frères_page 237 :
"Mulgaradocks
Prêtres-médecins qui ont une grande influence parmi les peuplades d’Australie. Ces jongleurs sont distribués en divers ordres dont les pouvoirs et les privilèges varient suivant leur prééminence relative. Le Mulgaradock passe pour avoir la puissance de chasser le vent ou la pluie ; il peut faire tomber la foudre sur l’objet de sa haine ou l’affaiblir par une maladie lente. Les naturels croient aussi que ces jongleurs peuvent conférer la force et l’adresse. Mais ils ont surtout recours à eux dans leur maladies."

"Voyage pittoresque autour du monde : résumé général des voyages de découvertes" par Jules-Sébastien-César Dumont d’Urville nous parle aussi de ces peuples Naturels et des Mulgaradocks dans le second tome de 1835.

Page 277 "Le docteur Scott .N ¡ml, qui a pu observer ces sauvages à loisir, nous apprend qu’ils ont des espèces de prêtres - médecins qu’ils nomment mulgaradocks. Ces jongleurs sont distribués en divers ordres, dont le pouvoir et les privilèges varient suivant leur prééminence relative. Le mulgaradock passe dans le pays pour avoir la puissance de chasser le vent ou la pluie ; il peut à son gré envoyer la foudre ou la maladie sur l’objet de sa haine. Quand le prêtre veut chasser une tempête, il se tient debout en plein air, agite les bras, secoue son manteau et se roule avec des contorsions violentes. Ce manège dure long-temps avec des intermittences de repos si la tempête n’obéit pas promptement. Pour chasser la maladie, le procédé est à peu près le même ; seulement le mulgaradock fait moins de bruit, et il ajoute à ses simagrées quelques frictions avec de certaines branches vertes qu’il a soin de chauffer au feu ; il souffle sur la partie malade comme pour enlever le mal. Ou pense encore dans le pays que le mulgaradock peut conférer la force ou l’adresse, et plus d’une fois les naturels ont recours à lui pour obtenir le don de ces qualités. L’opération de la part du mulgaradock consiste simplement à promener plusieurs fois sa main, en l’appuyant avec force sur le bras du consultant, depuis l’épaule jusqu’au bout des doigts qu’il tire de manière à en faire craquer les articulations. Les frictions ne sont point toutefois le seul moyen curatif de ces docteurs. Ainsi pour la dyssenterie, à laquelle les sauvages sont fort sujets, le mulgaradock administre au patient la gomme de xanthorrea, et quelquefois les jeunes pousses d’une plante tubéreuse nommée par eux mimes. Les maladies auxquelles ils sont le plus exposés sont celles qui proviennent du refroidissement , comme les maux de gorge et les douleurs d’entrailles ; ces dernières occasionnent souvent la mort, surtout parmi les enfans."

Dans "L’Univers - histoire et description de tous les peuples" de 1837 dont un exemplaire se trouve à l’Université de Californie, l’utilisation thérapeutique du massage est vérifiée et détaillée page 469, 470. Le texte est visiblement inspirer de l’ouvrage de Dumont d’Urville cité ci-dessus.
"Quand il essaye de calmer un orage, il se tient en plein air, agite les bras, secoue son manteau de peau, et gesticule violemment pendant assez longtemps. Il procède à peu près de même pour éloigner la maladie en faisant moins de bruit, en pratiquant des frictions (ces frictions n’ont pas lieux dans les cas de dysenterie qui sont assez fréquents ; on administre alors au patient de la gomme d’un arbre, et quelque fois des tiges vertes d’une certaine racine rouge) avec deux baguettes de bois vert, auparavant chauffées au feu, et en lâchant par intervalle une bouffée de vent, soi-disant propre à enlever la douleur. On suppose que la main du Mulgaradocks peut conférer la force ou l’adresse, et il est fréquemment visité par les naturels qui désirent l’une ou l’autre. L’opération consiste simplement à lui tirer la main plusieurs fois de suite avec une forte pression, de l’épaule au doigts, et il l’étend jusqu’à ce que les articulations craquent."

Texte produit par le CFDRM libre de droits non commerciaux à l’exception des extraits prononcés, visant à enrichir ces travaux.
Nous vous invitons à nous communiquer toute donnée d’archive susceptible d’enrichir ce fond.

jeudi 8 octobre 2009 , par Fanny Sylvestre - administratrice

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