La masturbation est-elle une pratique normale ?

La masturbation est-elle une pratique normale ?

jeudi 24 juin 2010, par Articles santé beauté

La masturbation est un acte sexuel consistant à se stimuler les organes génitaux pour se procurer du plaisir sexuel. Longtemps considéré comme une pratique répréhensible, se masturber serait un acte normal et bénéfique chez l’être humain.

La masturbation n’est plus un sujet tabou en occident

Entre le XVIIIe et le XXe siècle, la masturbation a été jugée comme une maladie et a été proscrite en occident. L’acte sexuel longtemps considéré uniquement comme un moyen de procréation ne devait donc se pratiquer qu’à deux, entre une femme et un homme. D’ailleurs, l’étymologie du mot est assez explicite. Le terme masturbation viendrait en effet du latin « masturbatio » ou du grec « mastropeuein » et signifierait « se prostituer ». A l’époque de Montaigne, la pratique a été désignée sous le mot « manustupration », signifiant littéralement « se souiller avec la main », main pour « manus » et action de souiller pour « stupratio ».

Actuellement, la masturbation, appelée par euphémisme l’autosexualité, n’est plus un sujet tabou. Cette activité normale est même considérée comme une étape inévitable à l’épanouissement sexuel de nombreuses personnes. Certaines données le montrent d’ailleurs : 93 % des garçons âgés entre 15 et 18 ans affirment s’être déjà procuré du plaisir sexuel en stimulant leurs organes génitaux contre 45 % chez les filles de 18 ans. Ce taux variera plus ou moins au fur et à mesure que l’on progresse dans les tranches d’âge. Les hommes et les femmes utilisent généralement leurs mains pour stimuler leurs points érogènes, certains recourant aux sex toys pour se procurer plus de plaisir.

La masturbation intervient dès la vie intra-utérine

D’après des études scientifiques récentes, la stimulation génitale est pratiquée par les humains dès leur vie intra-utérine. 70 % des 60 échographistes enquêtés ont en effet remarqué que souvent, les fœtus se stimulent leurs organes génitaux avec les mains dès leur 26e semaine, et plus rarement, d’autres pratiquent des succions génitales. Ces stimulations continuent plus tard vers 6 à 11 mois. La masturbation proprement dite aboutissant à l’orgasme est observée ensuite chez les enfants de 2 à 3 ans. L’autosexualité se développera ensuite en fonction de plusieurs facteurs extérieurs à chaque individu, à savoir la culture, le sens moral, l’éducation…

A l’adolescence, la recherche de l’orgasme par la masturbation est plus présente. En se masturbant, les adolescents prennent conscience de leur corps et se préparent pour les relations sexuelles futures. Plus tard, à l’âge adulte, plusieurs motivations sont évoquées : se détendre, éviter les érections spontanées, apprendre à maîtriser ses orgasmes, se procurer du plaisir, etc. Par ailleurs, la masturbation n’a pas d’effets néfastes sur l’homme ou la femme si elle ne devient pas compulsive. Elle diminue de 33 % les risques de cancer de la prostate, selon une étude australienne réalisée sur 2 250 hommes de 20 à 50 ans, confirmée plus tard par une autre menée sur 30 000 hommes.



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