L’Agoraphobie : un trouble psychologique vertigineux

L’Agoraphobie est un trouble psychologique pouvant toucher n’importe quel individu. Lumière sur les caractéristiques de ce trouble susceptible de nuire au bien-être social.

L’Agoraphobie : la peur des espaces publics

L’Agoraphobie est un terme psychologique inventé par le neurologue et psychiatre allemand Carl Friedrich Otto Westphal en 1871. Dans l’exercice de ses fonctions, il a constaté que certains de ses patients étaient victimes de terribles angoisses lorsqu’ils étaient amenés à se rendre dans certains espaces publiques. Après de nombreuses recherches et expériences, les psychologues ont réalisé que l’Agoraphobie, ou la peur des places publiques, constituait bel et bien un trouble psychologique. En plus de l’espace, l’Agoraphobe est également une peur de la foule en tant que masse.

L’Agoraphobie concerne 10% à 15 % de la population mondiale. Malgré ce chiffre, personne ne peut prétendre être à l’abri d’un tel trouble. L’Agoraphobie, dans sa forme la plus simple, apparaît à l’adolescence. Dans ce cas de figure, l’individu présente des symptômes simples comme des palpitations, un rougissement ou des vertiges. L’Agoraphobie apparaît dans sa forme la plus grave à la trentaine. L’individu peut alors présenter une forme d’anxiété importante dans un espace public. La palpitation est plus intense et s’accompagne de maux d’estomacs. Plus significatif, le vertige peut même entraîner un évanouissement.

Agoraphobie : le traitement

L’Agoraphobie est un trouble psychologique bénin. Elle peut toutefois nuire au bien-être de la personne qui en souffre dans la mesure où cette dernière fuit la foule et les espaces publics. Ce réflexe d’évitement atteint sa forme extrême lorsque la personne refuse de sortir de chez elle. L’assistance d’un thérapeute devient alors nécessaire. Si l’individu est atteint de l’Agoraphobie dans sa forme simple, le thérapeute l’aidera simplement à se familiariser avec l’espace public et la foule. Soulignons que la peur de la foule chez l’Agoraphobe n’est pas comparable à celle touchant l’oclophobe. Si l’Agoraphobe a peur de la masse, l’oclophobe craint le regard et le jugement d’autrui.

Le traitement de l’Agoraphobie dans sa forme la plus grave nécessite également l’assistance continue d’un thérapeute. Le thérapeute s’attèle en premier lieu à découvrir la cause du trouble chez le patient. Il le soigne ensuite en recourant à la psychanalyse ou à l’hypnose. Il aide le patient à se relaxer et lui enseigne le contrôle de soi. Il l’amène petit à petit à renouer avec les espaces publics et l’aide à s’y sentir à l’aise. Le traitement peut durer plusieurs semaines voire plusieurs mois. Le thérapeute n’arrête le traitement que lorsque le patient parvient à se comporter normalement et sans assistance dans les espaces publics.

samedi 20 février 2010 , par Articles santé beauté

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Administratrice du site : Fanny Sylvestre

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