L’art du massage en Océanie

Source de l’article : http://www.cfdrm.fr/

Même si les frontières de l’Océanie sont encore discutées de nos jours, elle constitue un ensemble géographique composé de la Wallacea (sud-est de l’Indonésie actuelle), l’Australie, la Nouvelle-Guinée, la Mélanésie, la Micronésie et la Polynésie.

L’art du massage y fut pratiqué comme partout ailleurs, la difficulté étant d’en retrouver les traces. Ce sera l’objectif de cette entrée, lister l’ensemble des connaissances sur les pratiques se rapportant au massage.

Le livre qu’édite Jules-Sébastien-César Dumont d’Urville, "Voyage pittoresque autour du monde : résumé général des voyages de découvertes" nous parle des peuples Naturel, des Mulgaradocks d’Australie mais aussi des Chamorrins des îles Mariannes, et particulièrement de leurs pratiques médicales dans les-quelles entrait le massage.

"La médecine des naturels se réduit le plus souvent aux charmes, aux sacrifices expiatoires, aux prières, aux sortilèges. Cependant ils emploient certaines infusions de plantes, comme remèdes internes, en y ajoutant toutefois une confiance fort limitée.

Ils sont plus avancés dans l’art chirurgical. Pour certaines maladies, ils pratiquent des scarifications aux jambes avec des coquilles tranchantes , et nomment cette opération le tapa. Le tapa est une sorte de moxa pour les tumeurs lentes et opiniâtres. On le produit par l’application d’un morceau d’étoffe enflammée qui cautérise la peau et détermine la suppuration. Le kaouso est une incision pratiquée sur la poitrine pour opérer un dégagement de sang extravasé, quelquefois aussi pour en extraire la pointe barbelée d’une flèche rompue. Mariner rend compte de l’une de ces opérations pratiquée avec la plus grande habileté. Avec un morceau de bambou et un éclat de coquille l’extraction fut faite, et le malade guérit au bout de six semaines. La flèche était pourtant entrée dans le côté droit, entre la cinquième et la sixième côte, à un pouce au-dessous de la mamelle ; elle s’était rompue à trois pouces de la pointe, au troisième rang de barbes, et l’on ne pouvait même plus en sentir le bout en sondant la blessure. Le loko-losi, emprunté aux Vitiens, est une espèce de selon passé dans le canal de l’urètre, et employé comme révulsif dans les cas de güila ou tétanos, fréquens à Tonga. Le même moyen de soulagement est appliqué aux blessures du ventre et à l’état de langueur dans tout le système. Les natifs connaissent enfin le boka , ou castration ; le lougui-tougui, manière de friction qui se fait avec un mélange d’huile et d’eau, remède employé dans certaines douleurs. Ils traitent avec succès les dislocations et les fractures des jambes, et combattent l’ophlhalmie avec le suc acide du spondias ou le jus amer du baulo. Dans les blessures d’armes à feu, ils laissent la plaie ouverte, non-seulement pour l’extraction de la balle, mais encore pour convertir une plaie fistulaire en une plaie vive plus prompte et plus facile à guérir.

Quant aux hideuses maladies qu’ils nomment le kahi et le pala, ulcères dégoûtans et presque incurables, ils emploient pour les adoucir l’application d’un suc végétal amer. Mais il n’est point de palliatif pour le foua ou elephantiasis, ni pour le momoko, sorte de marasme ou de phthisie."

voyage pittoresque autour du monde

vendredi 9 octobre 2009 , par Fanny Sylvestre - administratrice

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Administratrice du site : Fanny Sylvestre

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