La Hijama, une thérapie ancestrale

Technique thérapeutique millénaire, la Hijama, ou incisiothérapie, permet de traiter de nombreuses maladies. Tour d’horizon sur cette technique originaire de l’Empire du Milieu.

Qu’est-ce que la Hijama ?

Appelée communément cupping ou saignée par ventouses, la Hijama consiste à extraire du sang dans certaines parties du corps par le biais de microcoupures. L’origine de cette pratique chinoise remonte à 4000 ans. Cette technique s’est perpétuée jusqu’à nos jours pour traverser les frontières. Au pays des pharaons, une sculpture montrant le verre utilisé lors de la Hijama fut découverte par des chercheurs. Cet objet se trouvait précieusement conservé au cœur du temple de Comombo qui servait d’hôpital à l’époque des pharaons. Les médecins musulmans auraient par la suite exporté cette technique partout dans le monde.

De nouvelles écoles enseignant les principes de base de cette thérapie ont vu le jour partout en Europe et aux États-Unis. Quel que soit le pays, la Hijama s’effectuait dans une clinique spécialisée. En pratique, le médecin effectue des coupures superficielles sur certaines parties du corps du patient à l’aide d’un bistouri. Elles sont toujours pratiquées à partir de la 7e vertèbre cervicale et continuent sur plusieurs zones du corps en fonction de la maladie. Sur ces blessures superficielles sont ensuite placés des récipients en verre dépourvus d’air. L’absence d’air permet à ces derniers d’aspirer le sang au niveau de la zone traitée. Après saignement, le médecin procède à la cicatrisation des plaies à l’aide d’huile de nigelle, de miel ou de désinfectants.

Les points de saignement pour la Hijama

Dans la Hijama moderne, la technique utilisée actuellement, il existe 98 points d’applications possibles. Parmi eux, 55 se trouvent au niveau du dos et les 43 autres sont répartis sur le visage et l’abdomen. Les points diffèrent selon les maladies, cependant, quel que soit le traitement, le saignement commence toujours en bas de la nuque au niveau de l’épaule. Le point de saignement correspond aux points utilisés en acupuncture, mais la zone d’intervention est plus large. En effet, en Hijama le point d’application se situe sur une zone de 5 cm de diamètre alors qu’en acupuncture cette zone est réduite à l’épaisseur de l’aiguille utilisée.

La Hijama présente plusieurs avantages. Elle agit au niveau du système lymphatique, du système nerveux et de la circulation sanguine. Cette action favorise la défense immunitaire de l’organisme rendant le corps plus résistant face aux attaques des maladies. Grâce à ses différents bienfaits, la technique est préconisée à titre préventif pour les personnes désirant conserver leur capital santé et à titre curatif pour le traitement de certaines maladies. Elle permet notamment de traiter les rhumatismes, la goutte, l’hypertension artérielle et les migraines. L’Hijama donne également des résultats concluants pour le traitement de l’obésité, des varices et de l’impuissance sexuelle.

mardi 27 avril 2010 , par Articles santé beauté

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Administratrice du site : Fanny Sylvestre

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