Infections à chlamydia, une cause de stérilité

La fertilité est primordiale chez un couple. Mais lorsque celle-ci est compromise par des infections telles que les infections à chlamydia, la vie du couple peut être bouleversée.

Infections à chlamydia, des infections invisibles

On a entendu parler de la blennorragie ou de la syphilis, parmi les maladies sexuellement transmissibles, les MST, les plus courantes. Mais on entend rarement la chlamydiose ou infections à chlamydia, qui pourtant fait aussi partie des MST. Ceci est dû notamment à l’absence de symptômes chez les personnes infectées. Et pourtant la chlamydia trachomatis, l’agent pathogène de la chlamydiose, est responsable de diverses maladies chez l’homme, comme le trachome ou encore le lymphogranulome vénérien, une autre maladie sexuellement transmissible. La chlamydia trachomatis peut être source d’infections au niveau du péritoine, des yeux et des articulations, et surtout de l’appareil urogénital.

Les infections à chlamydia peuvent également causer la stérilité chez la femme… mais aussi chez l’homme. Et ceci est d’autant plus dangereux car les signes de maladie sont parfois très bénins chez les porteurs, et ne sont réellement notables qu’après une épididymite chez l’homme et une salpingite chez la femme. Souvent les signes comme de légères douleurs dans la miction ou des écoulements quasi-inaperçus, faussent le jugement des personnes infectées. Chez la femme, des symptômes tels que des infections urinaires ou une mycose, peuvent apparaitre. Et dans un cas avancé, les infections causent des endométrites ou des salpingites.

Infections à chlamydia, comment les prévenir et les traiter ?

Les infections à chlamydia, se répandant par voie sexuelle, présentent un risque de stérilité tubaire de 20 % chez la femme. Actuellement les statistiques concernant les personnes infectées par la chlamydia ne sont pas du tout fiables : 3 ou 5 % de la population... La réalité peut aller au-delà de ces chiffres ; notamment en France où il n’existe pas à l’heure actuelle de politique de dépistage systématique des infections à chlamydia. Les pays nord-européens, comme l’Allemagne ou la Suède, ont déjà mis en place un dépistage systématique. La meilleure arme face à ces infections reste la prévention ; et à commencer par l’utilisation de préservatif lors des rapports sexuels.

Des traitements existent également pour ceux qui sont déjà porteurs du germe. On prescrit généralement des antibiotiques tels que l’azithromycine 1000 mg, la doxycycline 100 mg ou aussi l’érythromycine. Pour éviter la propagation du virus, la personne infectée peut se donner la peine de rechercher tous ses partenaires sexuels des deux derniers mois. A noter que le dépistage par voie sanguine pour la chlamydia, a montré ses limites. L’examen direct au niveau des muqueuses et le dépistage urinaire, le premier jet d’urine, s’avèrent être plus efficaces. Un mois après la fin du traitement, le patient doit suivre un contrôle par amplification génique.

samedi 11 décembre 2010 , par Articles santé beauté, Fanny Sylvestre - administratrice

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Administratrice du site : Fanny Sylvestre

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