Du mensonge à la mythomanie...

Dès l’âge de 3 ans, un enfant apprend à mentir. Où s’arrête le mensonge et où commence la mythomanie ?

La mythomanie : ne pas confondre avec les mensonges

D’après une étude américaine, les gens mentent en moyenne deux fois par jour. Les catégories qui mentent le plus sont les adolescents et les femmes. Les premiers mentent à leurs parents sur les lieux de sortie ou bien encore leurs résultats scolaires. Les femmes, quant à elles, mentent à leurs conjoints. Selon une étude anglaise, 19 femmes sur 20 interrogées ont reconnu recourir à des mensonges pour éviter que leurs conjoints ne connaissent leur véritable personnalité. Ainsi donc, en chacun de nous veille un menteur, à des niveaux plus ou moins importants. Mais il est nécessaire aussi d’identifier ce qui nous pousse à mentir : est-ce pour obtenir une promotion ? Une place dans la société ? Ne pas blesser quelqu’un ? Vendre les produits ? Les raisons sont diverses selon les situations. Ces mensonges quotidiens sont connus sous l’appellation « petits mensonges », mais ne peuvent être catégorisés dans la mythomanie.

La mythomanie : une suite aux mensonges chroniques

Et le point important est que nous avons conscience de ces mensonges. On ne ment pas systématiquement, mais pour éviter des situations complexes ou pour tourner les choses à notre avantage. Ce sont des actes instinctifs, générés par des besoins bien spécifiques. Ainsi, les mensonges altruistes sont prononcés lors des conversations sociales : ainsi, affirmer que l’on a perdu du poids ou que l’on suit un régime, pour être en norme avec une certaine catégorie de la classe sociale. Ensuite, il y a les mensonges égoïstes : les gens y ont recours pour valoriser leur image, pour que les gens s’intéressent à eux. Dire que l’on connaît telle ou telle célébrité, alors que c’est faux. Enfin, les mensonges comme échappatoire, lorsque l’on veut se protéger ou éviter une dispute. Mais comment connaître la barrière entre la mythomanie et ces simples mensonges ?

La mythomanie : toutes les informations

Le terme « mythomanie » est employé dès lors qu’une personne a fait de sa vie, un tissu de mensonges du début à la fin. Il est également connu sous l’appellation « pseudologia fantastica », pour désigner une propension au mensonge compulsif. Le psychiatre Ferdinand Dupré distingue 4 types de mythomanies : la vaniteuse, l’errante, la maligne et la perverse. Les mythomanes ne se rendent pas compte qu’ils mentent, et ne font pas la différence entre leur imagination et la réalité. Il n’y a pas d’explication propre pour les origines de la mythomanie, mais selon certains experts, la source de ces mensonges réside dans les chocs émotionnels. Sont cités en exemple, l’annonce d’une maladie incurable, le décès brusque et soudain d’un proche, ou encore les différents échecs. Le fait de recourir à tous ces mensonges permet de survivre dans ce monde réel. Pour résoudre ce problème, il faut faire une analyse psychiatrique qui permettra de confronter les problèmes émotionnels et ainsi trouver une chance de guérison.

vendredi 13 mai 2011 , par Articles santé beauté

Articles qui peuvent vous intéresser


Administratrice du site : Fanny Sylvestre

Videos massage

voir tous les massages en vidéo
radio zen, des musiques de relaxation pour accompagner vos massages