Le traitement microkinésithérapeutique

Il consiste à rechercher dans le corps du patient des zones d’immobilité, de
résistance ou de restriction que le thérapeute va sentir entre ses mains
lorsqu’il les place en différents endroits, selon un protocole déterminé.

Cette
immobilité, résistance ou restriction est l’indication palpatoire qu’un tissu ou
un organe associé a été lésé par un événement traumatique ou autre qui a
pénétré trop vite, trop fort et trop loin, au point de lui faire perdre sa vitalité
(qui s’exprime par un rythme vital qui n’est rien d’autre que la manifestation
rythmique palpatoire (MRP) ou micromouvement décrit par l’ostéopathe
américain William Sutherland, père de l’ostéopathie crânienne).

Le but du traitement est de permettre à l’organisme, de restaurer le rythme
vital altéré, de le réparer pour qu’il retrouve sa pleine capacité. Pour cela, dans
le cas d’un traumatisme, la solution va consister en une reproduction de ce
traumatisme initial de manière lente, douce et longue au cours de laquelle les
tissus lésés vont s’harmoniser et revenir à la vie. La microkinésithérapie
applique ici, à sa manière, la même loi de similitude qu’en homéopathie.
La théorie avancée en microkinésithérapie est que cette immobilité, résistance
ou restriction post-traumatique ne se limite pas au point d’impact du choc ou
de l’événement mal assimilé mais se transmet dans l’ensemble des tissus qui
sont en relation avec cette zone.

Ainsi donc, les séquelles laissées par les chocs traumatiques, non seulement
créent un dysfonctionnement local sur la zone d’impact, mais altèrent
également le rythme vital de l’ensemble du territoire concerné.

La localisation de la lésion primaire

Le ou les symptômes qui ont conduit le patient à pousser la porte
du microkinésithérapeute ne renseignent pas toujours sur la
localisation du ou des tissus lésés. A titre d’exemple, la fatigue,
l’insomnie ou les vertiges ne renvoient pas immédiatement à une
zone corporelle en souffrance. Pourtant, ce que va chercher sans
relâche le microkinésithérapeute, c’est la lésion primaire, à
l’origine de la cicatrice pathogène, elle-même responsable des
symptômes verbalisés par le patient. Afin d’épargner au patient
(et au praticien !) une micro-palpation aléatoire du corps tout
entier, les fondateurs de la microkinésithérapie ont élaboré des
« cartes » retraçant les voies de propagation des altérations dans
l’organisme , et permettent également de remonter jusqu’à la
lésion primaire.

Ces cartes ou schémas qui répertorient les correspondances
entre certaines parties du corps sont le fruit des connaissances
tirées de l’embryogenèse (évolution des tissus dans les
premières semaines de la vie de l’embryon). Cette cartographie
savante, mise au point à force d’observations, de recherches et
d’expériences de reproductibilité, constitue le matériel
d’apprentissage de tout microkinésithérapeute en formation.

vendredi 17 juin 2011 , par Fanny Sylvestre - administratrice

Articles qui peuvent vous intéresser


Administratrice du site : Fanny Sylvestre

Videos massage

voir tous les massages en vidéo
radio zen, des musiques de relaxation pour accompagner vos massages