Le workaholisme, syndrome du travailleur obsessionnel

Le workaholisme est une relation pathologique dangereuse avec le travail. Aujourd’hui, notre vie est souvent axée autour du travail. Et si on ne fait pas attention, le workaholisme nous guette.

Le workaholisme ou l’addiction reliée au travail

Workaholisme est un nom dérivé de l’adjectif anglais « workaholic ». C’est un mot-valise tiré du mot « travail » et du mot « alcoolique ». En français on parle aussi de « bourreau du travail », même si cette expression a une connotation négative. Un « workaholic » est une personne qui présente une addiction reliée au travail. Ainsi, le travail devient une drogue pour celui-ci qui n’arrive pas à s’en détacher. Le workaholic centre toutes ses activités et tous ses centres d’intérêt autour du travail. Et ce, au détriment de ses relations sociales, familiales et de sa santé. On parle du « burnout » américain du « karoshi » japonais, ou encore d’« ergomanie » au Québec.
De nos jours, le workaholisme n’a pas de définition médicale appropriée. Mais on le définit comme un trouble obsessionnel compulsif. Le workaholic ressent du mal-être quand il ne travaille pas. Mais en réalité, le travail ou la surcharge de travail n’est pas la cause de ce trouble obsessionnel, mais plutôt un dysfonctionnement familial ou social : conflit conjugal, pression familiale,… Ainsi, le travail est devenu la seule échappatoire pour le workaholic, pour contourner les problèmes et pour oublier les émotions. Il se retire progressivement des cercles sociaux, est incapable de fonder des relations intimes, et commence à s’isoler. Ainsi le workaholic mène un train d’enfer au travail ; et sera sujet à divers problèmes de santé par la suite.

Le workaholisme, manifestations et traitement

D’un point de vue physique, différents problèmes apparaissent chez le workaholic : constipation, hypertension artérielle, trouble su sommeil, dépression et anxiété, ulcère, maux de tête, irritabilité. Et dans son milieu professionnel, la situation se complique : le workaholic n’aime pas déléguer des tâches, n’a pas confiance en ses collègues, ne montre pas de reconnaissance dans la réussite des autres, et est trop perfectionniste. Cependant, le « gros travailleur » n’est pas un workaholic ; le premier lui sait s’arrêter quand le travail est fini. Mais pour le second, un travail ou on projet, ne semble jamais être achevé. Et il n’est pas rare que d’autres addictions s’associent aussi au workaholisme comme l’alcoolisme, le tabagisme ou la drogue.
Souvent le workaholisme est difficile, voire très difficile, à dépister. Car être acharné au travail est souvent loué et est porteur d’admiration. Cependant, on peut dépister cette pathologie à l’aide du Work addiction risk test de Robinson. Des remarques venant des enfants, du (de la) conjoint(e) suffisent aussi à faire prendre conscience au workaholic. Souvent aussi, un choc majeur comme un infarctus, une maladie coronarienne,… peut y contribuer. La psychothérapie, les thérapies de groupe, consulter un médecin du travail, sont aussi des moyens efficaces. Mais avant tout, le travailleur doit redéfinir ses priorités et arranger son emploi du temps. Car selon Scott Adams, « Il y a une limite au bonheur qu’on peut tirer de son travail ».

vendredi 19 novembre 2010 , par Articles santé beauté, Rédactrice en chef

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Administratrice du site : Fanny Sylvestre

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