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dimanche 4 novembre 2007, par masseur professionnel

Zen

Le zen ( japonais, « méditation silencieuse »), chán ( ?/ ?) en mandarin ou dhyana en sanskrit , est une forme de bouddhisme mahâyâna qui insiste particulièrement sur la méditation , ou « illumination intérieure ».

Le mot zen est la romanisation du mot japonais ?, traduction du mandarin ? chán , lui-même emprunté au sanskrit dhyana , recueillement parfait.

En français, le mot zen est aussi utilisé pour signifier un état de tranquillité, d’indifférence à l’agitation du monde ; c’est devenu dans le langage courant un adjectif synonyme de « serein ».

Histoire

Origines

La légende de l’origine de la tradition zen et de la lignée de ses maîtres remonte à un sermon du Bouddha Shâkyamuni à ses disciples alors qu’ils étaient réunis sur le Mont des vautours, relaté dans le Sutra Lankavatara. Pour tenter d’expliquer un point de son enseignement, il se contenta de cueillir silencieusement une fleur d’ udumbara. Aucun des disciples n’aurait compris le message qu’il tentait de faire passer, à l’exception de Mahâkâshyapa, qui aurait souri au Bouddha. Celui-ci lui aurait alors dit devant l’assemblée qu’il lui avait ainsi transmis son trésor spirituel le plus précieux. C’est une préfiguration de la description du chan que l’on prêtera à Bodhidharma : « pas d’écrit, un enseignement différent [de tous les autres], qui touche directement l’esprit pour révéler la vraie nature de bouddha » (« ?????????, ????, ???? »).

Liste des patriarches du zen

Liste rapportée par la tradition des vingt-huit patriarches de l’école avant son arrivée en Chine :

1 Shâkyamuni 8 Bouddhanandi 15 Kânadeva 22 Manura
2 Mahâkâshyapa 9 Bouddhamitra 16 Arya Râhulata 23 Haklenayashas
3 Ananda 10 Bhikshu Parshva 17 Sanghanandi 24 Bhikshu Simha
4 Shanavâsa 11 Punyayashas 18 Sanghayashas 25 Vâshasita
5 Upagupta 12 Ashvagosha 19 Kumârata 26 Punyamitra
6 Dhritaka 13 Bhikshu Kapimala 20 Jayata 27 Prajñâtara
7 Micchaka 14 Nâgârjuna 21 Vasubandhu 28 Bodhidharma

Liste des sept premiers patriarches du chan chinois  :

  1. Bodhidharma [ 1 ] 440 - 428
  2. Huike [ 2 ] 487 – 593
  3. Sengcan [ 3 ]  ? – 606
  4. Daoxin [ 4 ] 580 – 651
  5. Hongren [ 5 ] 601 – 674
  6. Huineng [ 6 ] 638 – 713
  7. Shenhui [ 9 ] 670 ? – 760 ?

De l’Inde à la Chine

Bodhidharma, vingt-huitième patriarche dans la filiation indienne, serait venu en Chine autour de 520 . Les différents textes chinois qui le mentionnent ne s’accordent pas exactement sur son origine ( Kânchîpuram au sud de l’Inde ou Perse ), ni sur sa route (arrivé par l’Ouest ou par un port du Sud-Est). On lui prête un attachement particulier pour le Sutra Lankavatara, et la première école chan constituée est connue sous le nom d’école Lankâ ( ???).

Une légende attestée à partir du XI e siècle au monastère de Shaolin en attribue la fondation à Bodhidharma, en faisant ainsi l’initiateur des arts martiaux d’ Extrême-Orient . Néanmoins, bien qu’il existe au Kerala un type de yoga offrant une certaine similitude extérieure avec le kung-fu , des gymnastiques de type qigong semblent être mentionnées sur des textes chinois datant du V e siècle av. J.-C. , et les arts martiaux au mont Song ont précédé Bodhidharma, si tant est qu’il s’y rendît jamais.

De la Chine à la Corée

Au IX e siècle , le bouddhisme zen, appelé son en Corée, fut intégré au bouddhisme étatique déjà présent depuis le IV e siècle . Le son coréen pratique la prosternation, le chant, la méditation assise. Il utilise des mantras et des gong’an ( koan japonais).

De la Corée au Japon

Du VIe au XIII e siècle , le bouddhisme zen fut importé de Chine au Japon via la Corée, par vagues successives. C’est au XIII e siècle que le moine Dogen ?? importa le zen Soto ( ??, en mandarin caodong ), et le moine Eisai ( ??, parfois appelé Yosai ) le zen Rinzai ( ??, Linji en mandarin ). Ces deux écoles, comme en Chine à partir des Song , constituent encore aujourd’hui avec l’école obaku le paysage du zen japonais. C’est le zen Rinzai qui va cependant s’imposer, du moins politiquement dans un premier temps, avec la mise en place du système dit des Cinq Montagnes où cinq temples chapeautent tous les autres. En fait il y aura dix temples, cinq à Kyoto et cinq à Kamakura , qui varieront au fil du temps. Le courant zen et la pratique du zazen (méditation assise pratiquée pour atteindre l’éveil) eurent beaucoup de succès au Japon et s’accompagnèrent du développement par les moines de plusieurs arts et techniques, soit directement importés de Chine, soit créés localement en intégrant des éléments du nord de la Chine et de la Corée . On peut citer comme exemple l’usage du thé ou l’esthétique simple et dépouillée. Le zen japonais est aussi fortement influencé par le taoïsme, dont on retrouve certains symboles et notions.

Filiation chinoise (chan) des écoles japonaises :

  • Soto se rattache à caodong ( ???) fondé par Dongshan Liangjie ( ???? ? - 869 ).
  • Rinzai se rattache à la lignée de zhishen ( ?? ?- 702 ), deuxième disciple de Huineng selon la monographie de l’école Lankâ ( ?????), par l’intermédiaire de Mazu Daoyi ( ???? ?- 788 ), Baizhang Huaihai ( ????, Hyakujo Ekai en japonais , 720 - 814 ), Huanbo Xiyun ( ????) et Linji Yixuan ( ???? Rinzai Gigen en japonais, ?- 866 ).
  • Beaucoup plus tard obaku , fondé par Yinyuan Longqi ( ????, Ingen Ryuki en japonais, 1592 - 1613 ), fera également remonter sa lignée à Huanbo Xiyun , maître de Rinzai.
  • Ummon de réclame de Yunmen Wenyan ( ????, Ummon Daishi en japonais, 864 ? - 942).

Approche

On peut grossièrement dire que le zen Soto met l’accent sur la pratique de zazen (de za assis et zen méditation), alors que le zen Rinzai insiste plus sur les koan , apories à but pédagogique.

Zazen est l’éveil (satori) : la pratique elle-même est réalisation, pratique et éveil sont comme la paume et le dos d’une main. Il suffit de s’asseoir immobile et silencieux pour s’harmoniser avec l’illumination du Bouddha. Néanmoins, selon la logique zen, même l’éveil ne saurait être un but en soi.

Les koan (école Rinzaï) sont des propositions le plus souvent absurdes ou paradoxales que pose le maître et que le disciple doit dissoudre (plutôt que résoudre) dans la vacuité du non-sens, et, par suite, noyer son moi dans une absence de tensions et de volonté, que l’on peut comparer à la surface parfaitement lisse d’un lac reflétant le monde comme un miroir.

Comme toutes les versions sinisées du bouddhisme, le zen appartient à l’ensemble mahâyâna qui affirme que chacun possède en soi ce qu’il faut pour atteindre l’illumination. Certaines écoles (tiantai , huayan) considèrent que chacun et toute chose est « nature de Bouddha ». La position zen, plus proche du courant philosophique idéaliste yogaçara, considère que la seule réalité de l’univers est celle de la conscience ; il n’y a donc rien d’autre à découvrir que la vraie nature de sa propre conscience.

Textes

Malgré la définition du chan comme « sans écrit » (en mandarin buliwenzi  ????) attribuée à Bodhidharma, des sutras ont inspiré une partie de son enseignement ; certains maîtres ont laissé des écrits, des disciples ont rassemblé l’enseignement de leurs maîtres dans des recueils.

Parmi les sutras, on peut citer en premier lieu le Sutra Lankavatara rattaché à l’école yogaçara , qui a grandement contribué à la philosophie idéaliste du zen, qui voit en la conscience l’unique réalité. La tradition en fait le texte de référence de Bodhidharma ; plus récemment, D.T. Suzuki l’a abondamment commenté. Les soutras de « perfection de la sagesse » que sont le Sutra du Diamant et le Sutra du Cœur sont également importants, ainsi que le Sutra Shurangama particulièrement apprécié des courants syncrétistes, et le Samantamukha Parivarta , un chapitre du Sutra du Lotus .

Parmi les textes écrits en Chine pendant les premiers siècles du chan , mentionnons le Sutra de l’Estrade attribué à Huineng , sixième patriarche, ainsi que deux recueils de koan , le Recueil de la falaise bleue ( ???, en mandarin Biyan lu , en japonais Hekiganroku ) composé au XII e siècle , et La Barrière sans porte , composé au début du XIII e siècle .

Source wikipedia

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